Méthodologie de calcul 2026
Cette page décrit en détail les formules, les taux et les hypothèses utilisés par notre simulateur. Objectif : que vous puissiez reproduire chaque résultat à la main avec une calculatrice.
Principe général
Notre simulateur part toujours du chiffre d'affaires brut (annuel, trimestriel ou mensuel selon votre saisie), puis applique successivement les charges et impôts correspondant au statut choisi pour obtenir le net disponible (revenu personnel après cotisations sociales, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés et flat tax, selon le cas).
Le simulateur traite cinq statuts principaux : auto-entrepreneur (micro-entreprise), entreprise individuelle au réel, EURL (option IR ou IS), SASU (assimilé-salarié, avec ou sans dividendes) et portage salarial.
1. Auto-entrepreneur (micro-entreprise)
Trois familles d'activité sont distinguées, chacune avec son propre taux de cotisations sociales et son taux de versement libératoire optionnel :
| Activité | Cotisations sociales | Versement libératoire (IR) | Abattement forfaitaire |
|---|---|---|---|
| Profession libérale (BNC) | 24,6 % | 2,2 % | 34 % |
| Services commerciaux (BIC) | 21,2 % | 1,7 % | 50 % |
| Achat-revente, restauration | 12,3 % | 1,0 % | 71 % |
Formule appliquée :
- Cotisations sociales = CA × taux cotisations
- Si versement libératoire : impôt sur le revenu = CA × taux VFL
- Sans versement libératoire : revenu imposable = CA × (1 − abattement), puis application du barème progressif de l'IR (2026) à la part « activité ».
- CFE estimée : ajout d'une cotisation forfaitaire minimale en année pleine (variable selon commune, valeur médiane retenue à titre indicatif).
Plafonds de chiffre d'affaires 2026 : 77 700 € (services BIC/BNC), 188 700 € (vente). Le simulateur affiche un message d'alerte lorsque le CA saisi dépasse ces seuils.
2. Entreprise Individuelle (EI) au réel
Pour l'EI au régime réel, nous appliquons un taux de cotisations TNS moyen de l'ordre de 43 à 45 % du bénéfice (CA − charges déductibles). Le bénéfice après cotisations est soumis au barème progressif de l'IR (2026) et intégré au revenu imposable du foyer fiscal.
Hypothèses retenues :
- charges déductibles paramétrables par l'utilisateur ;
- cotisations TNS calculées selon les tranches de l'Urssaf pour les travailleurs indépendants (maladie, retraite, allocations familiales, CSG-CRDS) ;
- barème IR appliqué à la part nette imposable (tranches 0 %, 11 %, 30 %, 41 %, 45 % 2026).
3. EURL — option IR ou IS
L'EURL peut être imposée à l'IR (par défaut quand le gérant est associé unique personne physique) ou à l'IS sur option. Le simulateur restitue les deux logiques :
EURL à l'IR
Calcul identique à l'EI au réel : cotisations TNS sur le bénéfice puis IR au barème progressif.
EURL à l'IS
Le gérant peut se verser une rémunération et/ou des dividendes :
- Rémunération : cotisations TNS (~43 %) puis IR au barème.
- Résultat après rémunération : impôt sur les sociétés au taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % au-delà (2026).
- Dividendes : soumis aux cotisations TNS pour la part excédant 10 % du capital, puis flat tax 30 % (PFU) ou option barème progressif + 17,2 % de prélèvements sociaux.
4. SASU — assimilé-salarié
Le président de SASU est assimilé-salarié. Pour chaque euro de salaire net souhaité, l'entreprise verse environ 0,80 € de cotisations salariales et patronales, ce qui conduit à un coût total de l'ordre de 1,80 € pour 1 € de net.
Hypothèses appliquées :
- taux de cotisations salariales de l'ordre de 22 % du brut ;
- taux de cotisations patronales de l'ordre de 42 à 45 % du brut (variable selon réductions et seuils) ;
- résultat après rémunération : IS aux taux 15 % / 25 % comme en EURL IS ;
- dividendes : flat tax 30 % par défaut, option barème + prélèvements sociaux disponible côté utilisateur réel (non simulée dans le moteur « rapide »).
5. Portage salarial
Le consultant porté est salarié de la société de portage. Le simulateur applique :
- frais de gestion de la société de portage : 8 à 12 % du CA HT ;
- cotisations salariales et patronales sur le brut équivalent (logique assimilée à un cadre du privé) ;
- IR sur le net imposable selon le barème progressif 2026.
Le revenu net affiché est donc inférieur à une SASU à structure comparable, mais inclut une protection sociale complète et l'assurance chômage.
Hypothèses générales et limites
Pour rester compréhensible et rapide, le simulateur s'appuie sur des hypothèses simplificatrices qu'il est important de connaître :
- Foyer fiscal célibataire sans enfant par défaut pour l'IR. La situation familiale réelle (quotient familial, conjoint, personnes à charge) peut modifier sensiblement l'impôt dû.
- Pas de revenus annexes. Le simulateur isole le revenu d'activité ; un autre salaire, des revenus fonciers ou des dividendes d'autres sociétés peuvent faire basculer le contribuable dans une tranche d'imposition supérieure.
- Année pleine. Les calculs raisonnent sur une année civile complète. Les créations en cours d'année (ACRE, prorata, année blanche) ne sont pas modélisées finement.
- Aides et exonérations. L'ACRE peut être activée par l'utilisateur ; les exonérations zonées (ZFU, ZRR) ne sont pas prises en compte.
- CFE, taxe sur les salaires, taxes locales. Estimées à des valeurs médianes par défaut. Les vraies bases varient selon la commune et la valeur locative.
- Évolution des barèmes. Les taux et seuils sont mis à jour à chaque loi de finances. En cas d'évolution intervenue après la date de mise à jour visible en pied de page, certaines valeurs peuvent être en retard de quelques semaines.
Pour ces raisons, les résultats du simulateur sont indicatifs. Ils permettent de comparer rationnellement plusieurs statuts ou plusieurs niveaux de CA, mais ne se substituent pas à une analyse réalisée par un expert-comptable sur votre situation précise.
Sources et révision
Toutes les valeurs utilisées par le simulateur sont vérifiées contre les sources officielles répertoriées sur notre page sources fiscalité 2026.
Vous avez identifié un écart entre nos résultats et une source officielle ? Signalez-le via la page contact : nous corrigeons sous 72 heures et indiquons publiquement la date de la mise à jour.